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Home Les nouvelles... lettre d'Emmanuelle du 21 octobre 2010

lettre d'Emmanuelle du 21 octobre 2010

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Extrait d’une lettre d’Emmanuelle du 21 octobre 2010

.....Mercredi dernier, 20 octobre, vers 10h 30, nous sommes donc partis avec deux barques jusqu’à San Pedro pour aller  donner l´aide alimentaire qu´offrait L´Association Quetzal.

Nous étions 6 : José Luis, 4 pêcheurs et moi-même.

Le voyage aller se passa bien excepté le fait que 10 minutes avant d´arriver à San Pedro, nous avons été douchés. A notre arrivée dans  une ancienne  ferme située au bord du lac, nous avons attendu les responsables de San Pedro, de Punta de Agua et de Las tapias. Ils sont finalement arrivés.

Ceux de San Pedro sont venus avec un tracteur car la route fort mauvaise. Ceux de Punta de Agua et de Las Tapias avec une camionnette qui ne pouvait pas non plus rouler vite....

En les attendant, les braves pêcheurs ont tout déchargé. Les retrouvailles furent joyeuses et la répartition fut vite faite. Ils étaient tous très contents. On échangea des nouvelles : tout allait bien dans les 3 villages sauf à las où des maisons sont toujours inondées. Cependant, dans  les 3  villages, les cultures sont perdues. Comme les responsables des associations  étaient arrivés en retard à notre rendez vous, ce nous fut impossible  de sortir de la ferme et de les accompagner dans leur village respectif. Nous devions prendre le chemin du retour.

Jusque là, tout s’était bien passé. Cela n’allait pas durer. Par deux fois, le moteur de la barque sur laquelle je me trouvais s´est arrêté. La troisième fois, la situation s’aggrava : le moteur glissa et tomba dans l’eau du lac. Le pilote ne put le retenir. Trois pêcheurs sautèrent à l’eau. Il devait y avoir à cet endroit là une profondeur de deux mètres. Les pêcheurs cherchèrent  partout. La deuxième  barque nous rejoignit ainsi que d’autres mais nous n’ avons pas retrouvé le moteur. Trois pêcheurs nous ont alors ramenés Jose Luis et moi-même puis  ils sont repartis toute suite pour rejoindre les autres en disant que s´ils jetaient  un filet, ils retrouveraient peut être le moteur. Ils ont aussi fait appel á la croix rouge, aux pompiers mais ces 2 institutions ne voulurent pas leur donner un coup de mains. Les pêcheurs sont toujours à la recherche de leur moteur....

Note de Quetzal : Dans ce pays aux mille difficultés, rien n’est jamais simple : le moteur aurait pu être mieux fixé et il y aurait dû avoir une ancre dans la barque ce qui aurait facilité les choses. Ne pas savoir, ne pas prévoir, manquer d’argent, vivre toujours dans l’urgence et au jour le jour, devoir assumer des coups durs, voilà bien des formes de pauvreté dans ce pays.

Une question reste ouverte : plus de moteur !!Que faisons-nous ?

 

Newsflash

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